Paris, capitale de la mode est un acteur de la Fashion Tech.

Les marques de luxe, les créateurs, les start-ups ont pour objectif de faire vivre cette Fashion Tech. Ils mettent en avant leurs projets qui révolutionneront le monde de demain et la mode du futur.

Depuis quand la Fashion Tech ?

Si les créations datent des sept dernières années, « la Fashion Tech » commence son histoire dès les années 1990. C’est la collaboration entre les industries de la mode (fashion) et de la technologie (tech). C’est un fonds d’investissement, un accélérateur d’idées, un laboratoire expérimental d’où l’appellation Fashion Tech Festival et Fashion Tech Lab.

On peut ainsi citer deux manifestations autour de l’innovation :

  • la Fashion Tech Festival, cette deuxième édition lancée par Showroom Privé a été organisée à la Gaité Lyrique du 28 juin au 2 juillet 2017. Cet évènement a permis de découvrir les tendances vestimentaires de demain et du futur. Ces vêtements connectés ont pour but d’améliorer la santé et de concrétiser les actions de développement durable.
  • la Fashion Tech Lab, le 2 octobre dernier, Miroslava Duma, François Henri Pinault, Stella McCartney organisaient cet évènement au lendemain de la semaine de la mode. Google arts & Culture lab accueillait tous les acteurs, investisseurs, designers, dirigeants du secteur totalement engagés dans l’innovation.

Les grands thèmes abordés s’appuient sur la préservation de l’environnement, les modes de consommation et la technologie sensorielle. Une mode futuriste s’offre à nous à travers des techniques de plus en plus innovantes.

La préservation de l’environnement, où et comment ?

Le coût écologique de la mode intéresse de plus en plus. En effet d’ici 12 ans, les déchets textiles devraient représenter 148 millions de tonnes par an soit 17,5 kg par habitant selon Pulse of the Fashion Industry. Aujourd’hui, seulement 20% des vêtements sont récupérés avant d’être réutilisés.

C’est une mode futuriste qui s’inscrit dans cette démarche et qui nous permet de découvrir des techniques de plus en plus innovantes.

Par exemple, le microbiologiste André Domaske a inventé un nouveau textile écologique, à base de caséine, une protéine contenue dans le lait de vache, pour fabriquer un tissu « résistant et antibactérien ». C’est une solution d’avenir qui consomme moins d’eau et de plus le lait, dont on ne sait pas quoi faire et qui peut se commercialiser « est une matière qui existe en quantité ».

Autre exemple, Kering Eyewear, en collaboration avec la société italienne Bio-On, travaille sur des nouveaux matériaux plastiques pour la création de lunettes éco-durables. Le but est de fabriquer des lunettes « bio » et de  mettre en avant une matière plastique naturelle et biodégradable à 100 %. 

Les modes de consommation, comment se protéger de la pollution et des ondes ?

  • Protection de la pollution pour les asthmatiques avec Human Sensor

Mise au point, par une artiste polonaise, Kasia Molga, avec une équipe de chercheurs de l’université King’s Collège à Londres, d’un vêtement capable de réagir à la qualité de l’air. Cette créatrice, asthmatique depuis son enfance, comprend que cette vulnérabilité lui permet d’être plus réactive que les autres à la qualité de l’air. Elle décide donc de développer Human Sensor, un vêtement capable d’analyser la composition chimique de l’air en temps réel. Aux premiers signes de pollution, les lumières deviennent rouges.

Des capteurs et des diodes font changer la couleur de la cape et informent l’utilisatrice du degré de pollution. Á chaque fois que le porteur respire, des capteurs placés dans le masque collectent des données qui sont analysées par un microordinateur situé sous la cape. Ces résultats génèrent, en temps réel, un éclairage spécifique de diodes sur le costume. Ainsi, tant que l’air est pur, les lumières imitent la respiration du porteur en alternant du blanc au bleu mais aux premiers signes de pollution, les lumières deviennent rouges.

  • Protection anti-surveillance avec le manteau anti big brother, protecteur de nos données

C’est le manteau « d’invisibilité numérique », créé par Le collectif Kovr, formé par les artistes Marcha Schagen et Leon Baauw. Ils souhaitent nous alerter sur la sécurité de nos propres données personnelles et privées qui peuvent facilement être trackées et utilisées sans même que nous le sachions.

Ce vêtement est capable de nous protéger contre les menaces de l’infosphère. Composé des mots information et sphère, l’infosphère désigne un environnement constitué d’informations ainsi que de toutes les données qui y transitent. Avec ce manteau, qui se couvre jusqu’à la tête pour vraiment former un cocon, les GPS, le téléphone, plus rien ne passe, on disparaît littéralement du système de surveillance.

La technologie sensorielle, au service des malentendants !

Les sourds et les malentendants pourront assister à un concert. Des capteurs intégrés dans la chemise convertissent des signaux provenant de la scène en impulsions et vibrations de différentes intensités.

Conçu par le studio de création CuteCircuit en collaboration avec l’orchestre Junge Symphoniker Hamburg, le projet Sound Shirt a pour ambition de permettre aux personnes malentendantes et sourdes d’accéder à l’expérience orchestrale. Utilisant un système technologique sophistiqué, cette chemise permet de convertir les signaux audio provenant de la scène en impulsions et vibrations d’intensités variables. Le porteur de la chemise peut ainsi ressentir physiquement le concert qui se joue devant lui.

Afin d’optimiser cette expérience, les sections de basse plus graves sont localisées dans les parties inférieures du torse tandis que les sections plus légères ou aigües, telles que le violon, sont situées dans le haut sur le corps.

Comme le dit Christian Lacroix : «  c’est le mode de vie qui fait la mode ».

 

N’hésitez pas à contacter Roseline Chambrier, Experte SVP sur le secteur de la mode et de l’habitat pour aller plus loin.

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