L’Ecolabel Européen, qui concernait à l’origine plusieurs familles de produits comme le bricolage, les produits d’entretien et d’hygiène, a été élargi, en 2003, aux « Services d’hébergement touristique ». Depuis, il est adopté, en France et en Europe, par un nombre croissant d’établissements. Les « services de camping » sont également nombreux depuis 2005, à être labellisés Ecolabel Européen. Début janvier 2017, 264 hébergements touristiques titulaires de l’Ecolabel Européen « Services d’hébergement touristique » et 75 campings titulaires de l’Ecolabel Européen « Services de camping », au 16 mai 2017, étaient dénombrés.

Un label pour qui ? Pour quoi ?

Le tourisme durable ou responsable attire de plus en plus de voyageurs engagés dans une démarche écoresponsable.

Les entreprises de tourisme sont elles aussi de plus en plus engagées dans des politiques environnementales et adhèrent au label Ecolabel Européen.

Les établissements qui peuvent prétendre au label Ecolabel Européen appartiennent aux secteurs de l’hôtellerie, des chambres d’hôtes, des gîtes, des centres de plein air, des auberges de jeunesse et des campings. Les services auxiliaires comme un jardin, une piscine ou un SPA peuvent aussi y prétendre.

L’Ecolabel Européen garantit aux consommateurs/voyageurs en quête de vacances écologiques un environnement préservé (réduction de la consommation d’énergie et d’eau, faible production des déchets, utilisation de sources d’énergie renouvelables…..).

Il répond à des critères décrits dans des cahiers des charges communs à l’ensemble de l’Union européenne.

Comment obtenir ce label ?

Comme d’autres labels, ce label est une démarche volontaire et payante.

Le professionnel doit s’acquitter des frais d’admission ou de renouvellement d’une redevance annuelle, ainsi que des frais d’audit.

Pour être certifié Ecolabel Européen, le professionnel doit mettre en place un ensemble d’actions nécessaires afin d’être au plus près des critères obligatoires et d’obtenir le nombre de points nécessaires sur les critères optionnels.

Comme pour le classement hôtelier, il s’agit d’obtenir des points obligatoires et optionnels :

  • Pour le service d’hébergement touristique, 29 critères obligatoires doivent être respectés par l’hébergeur touristique. 61 autres sont optionnels et vérifiés au cours de l’audit du site. Ces critères, auxquels sont attachés un nombre de points, sont appliqués « à la carte » avec un minimum de 20 points à atteindre, qui peut être augmenté en fonction des services et équipements proposés. Par exemple, un hébergeur qui propose le petit-déjeuner se verra attribuer 3 points supplémentaires.
    Le service d’hébergement touristique doit obtenir au moins 20 points.
  • Pour les services de camping, 30 critères obligatoires doivent être respectés par des campings. 67 autres sont optionnels et vérifiés au cours de l’audit du camping. Ces critères, auxquels sont attachés un nombre de points, sont appliqués « à la carte » avec un minimum de 20 points à obtenir, qui peut être augmenté en fonction des services et équipements proposés.
    Le professionnel doit obtenir au moins 20 points également ou, lorsque des services collectifs sont proposés, 24 points.

Quelques exemples de critères obligatoires de l’Ecolabel Européen

  • 80% des ampoules électriques de classe A.
  • Débit d’eau des robinets/ douches inférieur ou égal à 9 l/min.
  • Ne pas utiliser d’articles de toilette jetables (savons, shampoings…).
  • Sensibiliser les employés à adopter un comportement écoresponsable au travail

Qui délivre l’Ecolabel Européen ?

En France, le ministère de l’environnement a confié l’accompagnement de la politique française en matière de déploiement de l’Ecolabel Européen à l’ADEME et sa délivrance à AFNOR Certification.

Un audit est réalisé tous les 2 ans afin de valider l’engagement du professionnel et de décider de la prolongation de la certification du site labellisé.

Par Angélique Bizet, Expert Sectoriel